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L’océan Atlantique Nord
(Roger Harris) |
EUR-OCEANS travaille dans sept systèmes géographiques :
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En nous basant uniquement sur la taille de l’océan Atlantique, nous pensons que son importance cruciale du point de vue du changement climatique est liée au fait de sa sensibilité aux échanges de CO2 avec l’atmosphère. Les questions concernant l'amplitude de cet échange, et le devenir du CO2 piégé vers les profondeurs océaniques sont des points d’étude clés pour EUR-OCEANS.
La physique de l'océan Atlantique Nord contrôle une des chaînes trophiques pélagiques la plus productive au monde. Les grands stocks de poisson de la bordure nord atlantique (par exemple morue, hareng, et maquereau) dépendent de cette chaîne alimentaire. Ses composantes biologiques et les conditions physiques générales de l’Atlantique Nord sont en général, assez bien décrites. Cependant, les mécanismes responsables des variabilités interannuelles observées chez les populations de poissons sont encore mal connus.
Nous appelons habituellement « Atlantique Nord » à la fois l'océan Atlantique lui-même et les mers de ses plateaux continentaux. Ce sont les mers situées plus près des côtes (mer du Nord, mer d’Irlande, et golfe de Gascogne). Malgré leurs très petites tailles, elles jouent un rôle clef dans le cycle global du carbone et « tamponnent » une grande partie des impacts effets des activités humaines sur les systèmes marins. A travers la « pompe du plateau continental » (ou CSP, en anglais), ces mers côtières peuvent agir comme puits pour le carbone atmosphérique. Par ailleurs, ces mers présentent de très fortes productions biologiques (production primaire) : environ 80% de la production mondiale de poisson est péchée dans ces eaux à moins de 100 m de profondeur.
Les activités de pêche commerciale intenses, d’extractions de gaz et pétrole ainsi que le trafic maritime ont changé de façon importante la structure de l’habitat, la distribution et la relation entre les espèces au sein des écosystèmes des plateaux continentaux.
Enfin, les mers des plateaux continentaux européens, maintiennent de grandes populations de prédateurs supérieurs (otaries, cétacés, oiseaux marins), ce qui doit être pris en compte dans les approches dites« écosystémiques » de gestion des ressources marines.
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Reference
North Atlantic Imagery |